J'ai pu planter non seulement une tente au camp 1 il y a quelques jours mais encore en planter une autre très légère au camp 2 atteint en quatre heures depuis le camp 1. J'y suis arrivé passablement épuisé et un peu inquiet quand je vois la distance qui me sépare encore du sommet.
Malgré l'essoufflement dû à l'altitude, j'ai réussi à terrasser un peu pour fixer solidement ma tente avec des sacs remplis de neige. Je n'ai pas dormi à ce camp étant persuadé qu'il est inutile de gaspiller ses forces à cette altitude située au-dessus de l'étage d'acclimatation et je suis redescendu au camp1 le même jour. Je suis redescendu aujourd'hui au camp de base, ce qui m'a beaucoup fatigué. Je compte m'y reposer durant les deux jours prochains.
Aujourd'hui se déroulait donc la fête de la Puja à laquelle j'ai assisté et qui était très émouvante. Le Lama invité par les sherpas a récité pendant une heure ses mantras et a procédé à des offrandes à la montagne sacrée, notre Cho Oyu déesse de turquoise. Tous les membres du group étaient là sauf un Russe resté au camp 1 qui vénère sa propre icône orthodoxe accrochée à l'intérieur de la tente mess. Ceux qui étaient là étaient assis autour de l'autel de pierre érigé patiemment par les sherpas et orné des instruments rituels (coupe et bols de riz ainsi que d'un foyer d'encens).
A l'issue de la cérémonie assez longue nous (Lama inclus) avons bu du coca, de la bière et mangé un pain rituel, le tout accompagné d'une petite motte de beurre de yak.
Cette cérémonie marque peut-être la fin d'une période d'attente puisque les grosses équipes qui font la trace vers les camps supérieurs repartiront certainement très prochainement et feront une trace à partir du camp 2.