La base de l'entraînement est naturellement le travail d'endurance et le développement de la VO2 max, c'est à dire la consommation maximale d'oxygène. Cette VO2 max est un véritable reflet des capacités à faire fonctionner son système pulmonaire et cardio-vasculaire : c'est la " cylindrée " du sportif et de l'alpiniste qui va en Himalaya.

  • En VTT on privilégiera les longues sorties au-delà de 60km qui permettent de repousser les limites de l'endurance et on cherchera des parcours avec des dénivelés supérieurs à 1500m. La Mayenne offre de telles possibilités sur des parcours magnifiques.

    La transcoëvron offre des parcours jusqu'à 100km et 2200m de dénivelé

  • En course à pied, on alternera les sorties longues de plus d'une heure en endurance et les séances plus basées sur la résistance pour ne pas toujours travailler les mêmes muscles et garder de la vitesse. Courir des semi-marathon et des trails préparent bien à l'effort en altitude.

  • En peaux de phoque, on pourra accumuler de gros dénivelés sur plusieurs jours et monter au-dessus de 4000m en forçant le rythme. L'avantage du ski de raid lorsqu'on part sur plusieurs jours, tient aussi dans le poids du sac qui se rapproche (parfois dangereusement) de celui qu'on porte en expédition.

    Départ pour un raid dans le Valais avec Vincent

    Si l'on ajoute à l'altitude et au poids du sac le froid, le vent, l'orientation dans le mauvais temps et le moral qu'il faut conserver malgré la tempête, le ski de raid est une très bonne école à la haute altitude.
    Fort heureusement le temps est généralement beau et c'est l'occasion de partager des bons moments avec les amis de Laval : Yves qui m'a initié au ski de randonnée, Jacky et maintenant Vincent.

Enfin la pratique régulière de l'escalade (dans le niveau 6) et de l'alpinisme (niveau TD/ED) et quand c'est possible, de la cascade de glace, reste une base indispensable pour aborder sereinement les difficultés techniques d'un 8000m.